Les Batwa, constituent un groupe minoritaire et autochtone du Burundi. Ils représentent environ 5%[1] de la population nationale et sont répartis sur tout le territoire avec une plus grande concentration dans les provinces de Cibitoke, Gitega, Kayanza, Ngozi et Bujumbura rural. Ils vivent dans un état d’extrême pauvreté et de grande discrimination.
Leur mode de vie, caractérisé souvent par un nomadisme multiséculaire, causé souvent par le manque des terres propres à eux et au poids de la tradition et à l’ignorance des droits élémentaires ne leur favorise pas l’accès aux cartes d’identité ou autres documents administratifs que reçoivent gratuitement les autres groupes vulnérables et indigents.
Les Batwa ont encore des clichés et autres stéréotypes qui sont à l’origine de l’auto-exclusion et à la discrimination par les autres catégories sociales. Les Batwa se considèrent encore comme des parias de la société burundaise. Leur habitat n’a guère évolué. Des pratiques conjugales notamment les mariages entre les membres d’une même famille ne respectent ni la coutume ni les règles biologiques.
Par ailleurs, depuis la nuit des temps jusqu’aujourd’hui, la grande majorité des familles Batwa vivent des produits de la poterie et cela de génération en génération. Aujourd’hui, ils commencent quand même à exercer les travaux journaliers en contrepartie d’une rémunération en nature ou en argent.
La grande majorité des Batwa n’a pas encore compris l’importance de l’école malgré les mesures de gratuité de l’enseignement prises par le Gouvernement du Burundi depuis 2005. Une infime minorité des parents envoie leurs enfants à l’école mais sans conviction, sans vision, ni objectifs, ni suivi, ni encadrement.
Compte tenu de la situation sociale et économique dans laquelle ils vivent, Iprosarude a mis en place plusieurs plans d’aide. Iprosarude est vraiment à la rescousse de la communauté Batwa Car elle met un accent particulier sur des actions de la formation action auprès des leaders communautaires Batwa afin de favoriser leur inclusion sociale et en vue de les responsabiliser quant à l’amélioration de leur qualité de santé.

Cela étant, Iprosarude a déjà distribué des cartes d’assurances maladie aux plus de 58 familles Batwa de la colline Mungwa, en Province de Gitega.Ils se font soignés gratuitement dans les polycliniques d’Iprosarude. A part cela, Iprosarude a aussi aménagé une source d’eau afin que la communauté Batwa de la la sous colline Murangara, colline Butamuheba en zone Mungwa de la Commune Gitega puisse avoir accès à l’eau potable.
Iprosarude a déjà aussi initié la politique de leur intégration dans les communautés au lieu de les faire un groupe de paria à part afin de ne pas accentuer l’exclusion dont cette catégorie a souffert depuis des années. Il s’agit de la création des VSLA dans la communauté Batwa et/ou intégré les Batwa dans les VSLA existant des non Batwa. Des groupes de crédit et épargne apprécié par les Batwa eux même. Cette politique va certes leur permettre l’accès aux services sociaux de base au même titre que les autres citoyens comme les soins primaires. Cependant, au regard de leur situation socio-comportementale et leur mode de vie caractérisée notamment par ce nomadisme séculaire, Iprosarude est en train d’élaborer d’autres des dispositions spécifiques qui pourront contribuer à consolider la stratégie de cohabitation des Batwa avec les autres citoyens.
Il s’agit des séances de sensibilisation sur l’inclusion et la cohésion sociale mettant un accent particulier sur comme les effets pervers de la stigmatisation, l’auto-exclusion, le déni, l’importance d’appartenir à un groupe d’épargne et crédits etc. Iprosarude est convaincu que ces sensibilisations pourraient accroître le niveau de confiance auprès des personnes vulnérables dont les Batwa.
Eric’Allickan Niragira
[1] Selon le rapport de la Banque Mondiale
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