Les méthodes contraceptifs : Les conseils d’abord avant le choix, à la polyclinique Espoir de Gitega pour Iprosarude

 Entretien avec Aline Nkunzimana, le 24 octobre 2020

Le planning familial  est défini par l’OMS  comme étant la possibilité pour les individus et les couples de choisir librement le nombre de leurs enfants et le moment de les avoir. L’organisation  non Gouvernemental Iprosarude (Initiative pour la Promotion de la Santé Rurale), à travers ses polycliniques, a mis aussi l’accent sur la santé reproductive. L’accompagnement passe  par les sensibilisation sur la santé sexuelle et Reproductive dans les communautés  à travers un programme conjoint-Menyumenyeshe, en partenariat avec Care International, jusque dans les services à cette effet mise en place par l’Iprosarude dans ses polycliniques.

Madame Aline Nkunzimana , infirmière de la polyclinique chargé de planning familial, nous explique comme cela se passe à la polyclinique Espoir  de Gitega pour les méthodes contraceptives.

Le dialogue au sein du couple est essentiel avant la prise de décision et le mari doit accompagner sa femme dans ce processus. « On leur explique toutes ces méthodes contraceptives et  le couple choisit la méthode préférée. Le prestataire est juste là pour pouvoir éclairer», indique  Madame Nkunzimana.

Au cas où leur choix porte sur une méthode que le prestataire juge inconvenable à leur santé, ce dernier a la prérogative d’éclairer le couple encore une fois pour qu’ils choisissent une autre méthode. En cas de besoin, il est essentiel de permettre aux femmes de passer immédiatement à une autre méthode de contraception.

Quant aux effets secondaires, ce professionnel de santé  rassure. Tout médicament a toujours des effets primaires et des effets secondaires liés au traitement. « Cela veut dire que même pour ces produits contraceptifs, il peut y avoir des effets secondaires. C’est pourquoi on conseille toujours de revenir dans la structure de soin pour avoir plus de conseils et pour la prise en charge de ces effets secondaires qui sont gratuites ».

Les défis ne manquent pas

Les barrières socio-culturelles dont les croyances religieuses, les mentalités pro-natalistes (les enfants sont considérés comme une richesse ou une famille ayant seulement des filles continue à procréer pour avoir un garçon), les rumeurs et les préjugés, le manque d’information, la qualité des services de santé de la reproduction, les effets secondaires des médicaments, etc. Pour ce, Aline Nkunzimana, soutient qu’il  y a toujours des formations  des prestataires dans la prise en charge correcte des effets secondaires. « Actuellement  dans tous les polycliniques de l’Iprosarude  tous les  prestataires sont formées car elle  lutte pour la promotion de la santé». Dans toutes les structures de santé de l’Iprosarude, la qualité des soins est de mise